Par Joie Des Mots
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Ursula von der Leyen ne se rendra pas, finalement, à la cérémonie de réouverture de Notre-Dame. C’est étonnant, car les dirigeants du monde entier se pressent vers Paris pour être sur la photo. C’est « the place to be », comme on dit en bon français. Ils sont venus, ils sont tous là. Alors, pourquoi pas Ursula ?
Hyperdulie et jalousie
Une première hypothèse pourrait être que la Vierge Marie laisse assez froide la très luthérienne présidente de l’Europe. En bonne protestante, elle est peut-être agacée par l’hyperdulie catholique.
À moins qu’elle ne nourrisse une secrète jalousie à son endroit : on se souvient qu’en 2017, Jean-Luc Mélenchon avait réclamé que le drapeau européen soit retiré de l’Hémicycle, non par crainte de le voir supplanter symboliquement le drapeau tricolore, mais au motif de sa nature… confessionnelle : il lui faisait grief de ses 12 étoiles d’or sur manteau bleu (couleur virginale, s'il en est). Il est vrai que l'auteur du dessin, un haut fonctionnaire appelé Arsène Heitz, était, paraît-il, un fervent catholique. Bien des années plus tard, celui-ci avoua avoir tiré son inspiration de la « médaille miraculeuse » au verso de laquelle on trouve douze étoiles d’or, comme celles qui couronnent la femme de l’Apocalypse… et la Vierge sur le tableau de Zurbaran. Comme la Blanche-Neige des frères Grimm, Ursula von der Leyen interroge peut-être son miroir : est-elle vraiment la reine de l’Europe ou une autre, bien au-dessus, la supplante-t-elle ?
https://www.bvoltaire.fr/elle-ne-viendra-pas-a-notre-dame-de-qui-ursula-von-der-leyen-a-t-elle-peur/
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