Par Joie Des Mots
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Comme tous les ans, à cette période, la note de conjoncture du service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), rattaché place Beauvau, donne le tournis. Les rodomontades de nos ministres, les Retailleau, les Darmanin, les Attal et autres n’y feront rien. Inexorablement, d’année en année les chiffres s’envolent, je dirai même qu’ils s’affolent. C’est tout à fait normal, puisque nos autorités si promptes à dégainer les micros n’entreprennent rien d’efficace pour palier le phénomène. Comme le chantait Dalida « Paroles, Paroles, qui s’en vont au vent… ». La délinquance toujours au plus haut comme vient de le titrer Le Figaro.
Cette marée, toujours montante, jamais descendante, a de quoi terroriser nos concitoyens et provoquer leurs réflexions salutaires, espérons-le, avant que de ne suivre les mots d’ordre scandaleux de nos politiciens sur « des barrages pour un front républicain ».
On compte en France, en ne prenant que les plaintes effectivement déclarées,
330 faits délictueux par jour,
123.210 infractions ont ainsi été recensées en 2024.
Comme le souligne le Figaro du 13 janvier « c’est dantesque ». Sauf que Dante n’y est pour rien, car les barrages et les digues contre les violences ne sont pas édifiés. Aucune mesure sérieuse n’a été prise pour soigner cette plaie purulente, au contraire, partout le laxisme s’installe. Des délinquants sont libérés, dans des conditions scandaleuses. Tout récemment encore, à Poitiers, un agresseur de policier (45 jours d’ITT quand même), connu des services de police, est ressorti libre du palais de justice, et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Le syndicat Alliance Police Nationale a justement réagi : « un système judiciaire insupportablement à bout de souffle », réclamant une incarcération immédiate.
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