Par Joie Des Mots
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Chaque jour, l’oreille se heurte à cette psalmodie stérile, cette litanie mécanique et doctrinaire qui ne connaît qu’un mot : « République » ! Répétée à l’envi, imposée comme une incantation, elle prétend résumer l’âme d’un pays qui lui préexiste et la dépasse infiniment. Or, la République n’est qu’un régime, une modalité d’organisation du pouvoir ;
elle n’est pas la France !
Pourquoi cette obstination à éluder le nom sacré de la patrie ? Pourquoi cette gêne à invoquer la France, qui est bien plus qu’une structure administrative ou qu’un simple cadre institutionnel ? Ce refus d’affirmer haut et fort son nom trahit une volonté insidieuse : couper la Nation de ses racines, de son histoire charnelle, de son héritage immémorial.
La France n’est pas née en 1789, pas plus qu’elle ne s’achève dans les institutions d’aujourd’hui. Elle plonge ses racines dans les profondeurs d’un passé qui remonte à Clovis et s’illustre de siècles en siècles par les exploits de ses fils.
Voyez les Italiens : leur unité est récente, mais ils ne doutent pas de leur identité. Ils chantent avec ferveur leur « Frateli d’Italia », car ils savent que la patrie ne se réduit pas à une forme de gouvernement.
Eux n’hésitent pas à honorer leur terre, leur sang, leur destin commun.
Et nous, Français, devrions-nous nous contenter d’un mot abstrait, privé de substance, pour désigner ce que nous sommes ?
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