Par Joie Des Mots
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Je ne crois pas au caractère inéluctable du phénomène.
Je pense seulement que la qualité des individus disponibles pour mener ce combat ne peut permettre de gagner dans l'état du rapport de force actuel.
Ce n'est pas la cause qui est désespérée mais ceux qui sont susceptibles de s'y attaquer qui sont désespérants.
Car si l'on y pense bien, c'est une morphologie sociale fabriquée par nos adversaires.
Comme dans le reste du corps social, les plus brailleurs, poseurs, vantards, tordus, irrésolus occupent l'espace. Le premier petit con sous pseudo venu peut se croire autorisé à donner la réplique à un mec qui a élevé 4 gosses, fait travailler et commandé des centaines de personnes, risqué sa vie, etc.
Des blogueurs de 35 balais dont la seule expérience de vie est de publier des trucs sur internet depuis 10 ans, peuvent délivrer des brevets de valeur et d'authenticité de vie à des pères de famille qui se sont battus dans des régiments d'élites dans le monde entier.
Des fils à maman qui n'ont jamais inventé dans la vraie vie, notoirement lâches, donnent des conseils en stratégie politique et en virilité, etc.
Et j'ai des centaines d'exemples de no-lifes à grande gueule dans le genre.
On ne peut rien faire avec cela.
La guerre d'influence dans l'opinion et la politique parlementaire placent mécaniquement en avant des répliques des gens d'en face.
Les idées sont différentes mais les instincts profonds sont les mêmes des deux côtés de la barrière idéologico-politique.
Les meilleurs fuient ces milieux, parfois blessés, et souvent dégoûtés pour s'occuper d'eux, de leurs proches et guettent une lueur. C'est une drôle d'époque. Il y a des solutions, bien-sûr.
Laurent Ozon
Ecoutez Philippe de Villiers sur Cnews le vendredi de 19 à 20 h et à partir de demain, le mardi, de 21 à 22 h !!!
Il a quitté le marigot politique pour créer le Puits du Fou et écrire Mémoricide.
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