Par Joie Des Mots
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Alors que le public observe, avec une certaine sidération orchestrée par la pourriture médiatique, le prévisible balai des opinions préfabriquées, balançant entre guerre et paix, angoisse et soulagement, l’évidence se fraie un chemin dans les méandres de la propagande omniprésente.
Son message ?
Notre destin est entre nos mains, fussent-elles plus pâles et décharnées que jamais.
Personne, sur cette Terre, n’a vocation à sauver un peuple qui veut se perdre. Seule l’horreur du vide suscitera, peut-être, l’envie et l’énergie d’un sursaut, qu’il ne soit même qu’une faible étincelle dans la nuit des renoncements, ou le fugace tremblement du corps brisé de la nation.
Oui, Français, le plus grand malheur de la France, c’est vous.
Vous qui refusez de mesurer la profondeur de vos compromissions et l’étendue de votre déchéance.
Vous qui aménagez en souriant l’espace que l’on vous vole quotidiennement à coups de couteau.
Vous qui voudriez encore ignorer les gifles de celles et ceux qui, si nombreux, vous méprisent.
Vous qui riez aux railleries et aux crachats de cette pensée nihiliste subventionnée par vos soins.
Oui, Français... méritez-vous d’exister encore, vous qui ne voulez plus entendre parler de l’étendue de votre génie ni des qualités de votre sang ?
Vous comptez sur la marche du monde pour vous en sortir.
Encore un Stalingrad ou un 6 juin.
Encore votre pays livré aux appétits sans limites de féroces libérateurs ou de bienveillants prédateurs.
Ces périls qui ravagent vos villes, vident vos campagnes et, pour finir, égorgent vos fils et vos compagnes, ne pourront être chassés que par vous. Le comprenez-vous ?
La reprise en main de notre identité et, ce faisant, l’acceptation d’une destinée à contre-pied de la résignation, demeure le préambule à toute idée de renaissance.
Le retour de la France doit être celui de la France millénaire, ou il ne sera pas.
Nous avons le devoir de conserver l’héritage pour semer nos envies d’avenir.
Le retour de la France aimable, de la France courtoise, de la France si belle à regarder et si douce à vivre forment les conditions autant que le socle de cet avenir.
Le comprenez-vous ?
L’assumerez-vous ?
J.-M. M.
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