Par Joie Des Mots
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Personne n’a oublié la célèbre phrase de Jean-Pierre Chevènement : « Un ministre ça ferme sa gueule, si ça veut l’ouvrir, ça démissionne ». Un acte que celui qui fut un temps surnommé « Le Che » avant de finir piteusement en soutien de Macron, fera à trois reprises.
Quarante ans après, c’est Bruno Retailleau qui laisse entendre que s’il n’avait pas satisfaction sur le dossier algérien, il pourrait démissionner. Le ministre de l’Intérieur était, de très loin le plus populaire des ministres du gouvernement Barnier, et il n’était pas envisageable, pour Bayrou, de ne pas le reprendre, tant ses propos sur l’insécurité, l’immigration, la justice et l’Algérie, entre autres, avaient frappé, par leur justesse, l’opinion, qui entendait enfin un ministre dire tout haut ce que tout le monde pensait tout bas.
L’homme paraît sincère, droit, honnête, et nul ne peut remettre en cause son amour de la France et sa droiture. Mais c’est aussi un LR !
Donc, les mots, c’est bien beau, mais s’ils ne sont pas suivis de résultats, les électeurs comprennent fort vite que celui qui les prononce n’est qu’un beau parleur de droite de plus, qui, comme hier Chirac et Sarkozy, tient des propos prometteurs, et, une fois au pouvoir, rien ne se passe, voire trop souvent il se déroule le contraire de ce qui avait été promis.
Bruno Retailleau paraissait avoir convaincu François Bayrou devant l’arrestation de Boualem Sansal et la multiplication des provocations algériennes, que l’heure était venue de croiser le fer. Certes, il n’allait pas aussi loin que Sarah Knafo sur la question…
https://ripostelaique.com/pour-rester-credible-retailleau-doit-demissionner-et-ouvrir-sa-gueule.html
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