Par Joie Des Mots
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Depuis quelque temps, la gauche radicale multiplie, peut-être sans s’en rendre compte, les diatribes et les critiques à l’encontre de l’Histoire et de ceux qui la connaissent. À défaut de reconnaître l’antisémitisme flagrant qui transpire de « l’affiche de la honte » représentant l’ex-animateur de C8 Cyril Hanouna, Jean-Luc Mélenchon s’en prend désormais à ceux qui sont capables de reconnaître et de dénoncer son entreprise de séduction des banlieues.
Le leader de LFI déclare ainsi, lors d’un rassemblement à Brest le 19 mars, à propos des accusations d’antisémitisme portées par l’ensemble de la classe politique à l’encontre de son parti : « Comme ils sont complètement obsédés et qu’ils ont à la maison la collection d’affiches d’extrême droite que leur avaient laissée leurs grands-parents, et qu’ils les regardent toutes les cinq minutes, ils peuvent dire : là, je le reconnais. »
L'Histoire semble déranger Jean-Luc Mélenchon, comme une grande partie de la gauche. Peut-être parce qu'elle rappelle des vérités gênantes. Pour les contourner, deux solutions sont possibles : la manipulation et la dissimulation. Pour beaucoup de personnalités de gauche, la France doit être considérée comme ayant été fondée en 1789. Tout ce qui précède relève d'une période obscurantiste à ignorer ou à minimiser. La véritable grandeur réside plutôt dans les révolutions et les révolutionnaires, ainsi que dans les récits des peuples opprimés par la colonisation, pour lesquels l'Occident doit se repentir indéfiniment. Et le reste ? Les siècles d’histoire du christianisme, du royaume de France ? Il vaut mieux les aborder sous un prisme contemporain : féminisme, question de genre, lutte des classes et des races. C'est peut-être pour cela que le député LFI Sébastien Delogu a rencontré des difficultés de lecture et de calcul à l'Assemblée nationale, en septembre 2024...
Quant à l’histoire de la gauche, elle ne doit point subir d’affront. La question de la collaboration du PCF avec les nazis au nom du pacte germano-soviétique avant l’invasion de l’URSS ? N’en parlons pas. Les crimes de Staline au nom du communisme ? Non plus. Les massacres innombrables commis par les dictatures rouges à travers le monde, que dénonce, entre autres, le Livre noir du communisme (Robert Laffont) ? À oublier ! Sous la domination de l’extrême gauche, nous ne pourrions qu’obéir à l’ordre de Jean-Luc Mélenchon qui, en vérité, n'aime l’Histoire que quand il la contrôle :
« Taisez-vous ! »
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