Par Joie Des Mots
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L'homme comprenant qu'il était un roseau vibratile
aurait planté des pierres
pour conjurer sa fragilité.
Malade de désir,
affreusement furetant
et toujours mécontent,
contaminé par l'espérance,
il aurait trouvé un soulagement dans le menhir.
Son inquiétude se serait apaisée devant l'inerte.
Tout le menaçait :
l'horizon chassait, la mer rageait.
La pierre, elle, ne bougeait point.
Luxe, calme et fixité.
Sylvain Tesson
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