Les mondialistes ont compris qu’avec la démocratie, c’est-à-dire le libre choix du vote populaire, ils n’allaient plus être majoritaires. Ils ont compris, en 2005, avec le TCE, alors que tous les médias et les partis que nous qualifierons de mondialistes et d’européistes, et d’UMPS – Verts, PS, UDF, RPR – monopolisaient la parole sur les plateaux de télévision, ils n’étaient plus majoritaires. À gauche, avec Mélenchon et les communistes, et à droite avec le FN et de Villiers, sachant utiliser les réseaux sociaux qui apparaissaient, il y a avait une puissance de frappe redoutable pour eux. Écrasés avec 55 % des voix hostiles au traité de Giscard, ils décidèrent donc de passer en force, et surent attendre la victoire de Sarkozy pour imposer, avec la complicité de Hollande, le traité de Lisbonne aux Français. Premier coup d’État, électoral.
En 2016, déjouant tous les pronostics, François Fillon devança Alain Juppé, que tout le monde, du moins celui des médias, avait déjà élu à l’Elysée.
Le Canard Enchaîné fut missionné par l’Élysée pour flinguer Fillon en l’attaquant sur le rôle d’attaché parlementaire de sa femme Pénélope. Le Parquet National Financier reçut ensuite l’ordre, toujours de l’Élysée, d’inculper Fillon dans des délais qui battirent tous les records, et comme le candidat n’avait pas l’étoffe d’un Trump ou d’un Jean-Marie Le Pen, et qu’il passa son temps à s’excuser, il fut battu en 2017 par Macron, promu par l’ensemble de la caste médiatique. Deuxième coup d’État, médiatico-judiciaire.
En 2024, l’offensive contre le groupe Bolloré était lancée par l’ensemble de la gauche, qui ne supportait pas que son hégémonie médiatique puisse être contestée avec succès par CNews d’abord, puis C8, Europe1 et le JDD. L’Arcom cribla donc le groupe, essentiellement C8 et son animateur vedette, Cyril Hanouna,.Les amendes de l’Arcom, sans la moindre possibilité de faire appel, continuèrent à pleuvoir sous n’importe quel prétexte, une commission d’enquête parlementaire demandée par les Insoumis continua le travail de sape et finalement l’Arcom, sans vergogne, décida de virer C8, pourtant son meilleur client de la TNT, pour se débarrasser d’Hanouna.
Troisième coup d’État, médiatique.
En 2024 encore, à l’issue du premier tour des élections législatives :
C’est alors que, rompant avec tous les principes qu’on dit républicains, les deux principaux perdants, les troupes de Macron et celles de Mélenchon, qui passaient leur temps à s’insulter et à se combattre sur les lois retraites (Borne) et sécurité (Darmanin), concoctèrent en deux minutes un accord de désistement réciproque et privèrent donc les douze millions de Français qui avaient voté RN d’une victoire qui leur paraissait due. Dans la foulée, ils poursuivirent leur alliance en privant le RN et ses alliés du nouveau parti d’Éric Ciotti de toute représentation à l’Assemblée nationale, se partageant le gâteau de leur forfaiture. Quatrième coup d’État, électoral. https://ripostelaique.com/tce-fillon-c8-legislatives-2024-marine-cinq-coups-detat-francais-en-20-ans.html