Par Joie Des Mots
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Ils sont venus, ils sont tous là. Le Bon (Vance), la Brute (Trump) et le Trublion (Musk). Le trio du western américain qui ébranle le monde occidental. Un western-spaghetti, car il faut rajouter également Giorgia Meloni : dans tout bon film américain, il y a un petit bout de femme dont le jupon soulève la poussière quand elle court dire son fait aux bandits, qui dégaine plus vite que son ombre et pour laquelle John Wayne en pince. Donald Trump n’a-t-il pas dit que le Premier ministre transalpin était une « femme fantastique » ?
« Lawfare »
Pas un n’a manqué à l’appel pour soutenir Marine Le Pen. Donald Trump, ce jeudi 4 avril, s’est fendu d’un long post sur son réseau Truth Social pour dénoncer ce qu’il appelle une « chasse aux sorcières », précisant : « Je ne la connais pas, mais j’apprécie qu’elle ait travaillé si dur durant tant d’années. » Il faut croire que sa pugnacité lui parle et qu'il s’y reconnaît : « Elle a essuyé des échecs mais elle a continué et, maintenant, juste avant ce qui serait une grande victoire, ils s'en prennent à elle sur une accusation mineure », ce que Trump appelle « une erreur comptable ». Il accuse les gauchistes européens d’user du lawfare (un mot-valise américain désignant l’instrumentalisation politique de la Justice) pour faire taire la liberté d’expression et ses opposants politiques. Il s’indigne : « C’est tellement mauvais pour la France et pour le grand peuple de France ! » Sa conclusion, il l’écrit en majuscules qui, en langage Internet, est une façon de crier : « LIBÉREZ MARINE LE PEN ! », exhorte Donald Trump.
Ce slogan « Free Le Pen » a été repris par Elon Musk, sur X, qui y a relayé le post de Trump. Quant à J.D. Vance, quelques heures avant Donald, interrogé sur une chaîne de télévision américaine, il a estimé que « ce n’était pas cela, la démocratie » : « Elle est en tête dans certains sondages. Et pour une accusation particulièrement mineure […] ils essaient de la mettre en prison et de l’écarter du scrutin. » Il est vrai que la séquence française de ces derniers jours tend à donner raison à son discours de Munich. Pourquoi « Free » ? Marine Le Pen n’est pourtant pas enfermée ? Certes. Mais en première instance - elle a fait aujourd’hui appel -, elle a été condamnée à de la prison : quatre ans d'emprisonnement, dont deux ferme, aménagés sous bracelet électronique. L’idée a d’ailleurs beaucoup amusé le député fiché S antifa Raphaël Arnault : « Hâte de croiser Marine Le Pen en bracelet électronique à l’Assemblée », a-t-il raillé, sur X. De fait, l’image a de quoi faire rire (jaune), quand on sait que son collègue ancien dealer Louis Boyard n’a jamais été inquiété et gambade librement dans les couloirs de l’Assemblée, et que son autre comparse Andy Kerbra, pris en flagrant délit d’achat de drogue en octobre dernier, est en arrêt maladie pour soigner son addiction mais a pu néanmoins se prononcer, grâce à une délégation de vote… contre la loi narcotrafic.
Donald Trump ne pense pas seulement aux quatre murs d’une cellule, Bien sûr, la France n’emprisonne pas ses opposants comme la Turquie, elle y met plus de formes, mais si le moyen est différent, la fin est la même : mettre hors d’état de nuire un rival par trop populaire en l’empêchant de se présenter.
https://www.bvoltaire.fr/free-marine-le-pen-trump-vance-et-musk-se-manifestent/
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