Par Joie Des Mots
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Un jour peut-être,
lorsque la dernière goutte d'hydrocarbure serait épuisée,
le ballet finirait, subito.
Il faudrait alors être là,
aux loges d'un pont d'autoroute :
le flot ralentirait,
cesserait,
les portes s'ouvriraient,
les automobilistes sortiraient de leur voiture,
se salueraient, l'air éberlué,
et continueraient à pied.
Sylvain Tesson
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