Par Joie Des Mots
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Giorgia, le prénom, Meloni le nom. Journaliste pour la profession antérieure, droite assumée pour l’engagement, catholicisme pour les convictions, et, du moins pour ce qu’on en sait, assez « mec » aussi dans sa manière de conduire sa vie privée.
Lorsque, en octobre 2022, elle accède à la présidence du Conseil italien, ailleurs en Europe on rigole. On se gausse. On s’inquiète aussi. Mais on ricane surtout de ses prétentions à juguler le flux catastrophique de l’immigration clandestine venant jour après jour, nuit après nuit, s’échouer sur les rivages de son pays. Désormais, les dirigeants des pays circonvoisins confrontés au même défi rigolent un peu moins.
Faisant preuve à la fois de pragmatisme, de non conformisme et d’audace, elle a indéniablement marqué des points dans ce domaine, négociant avec l’Albanie une combine d’exfiltration du trop-plein et, parallèlement, avec la Tunisie, une autre combine, de filtrage à l’entrée, celle-ci. Deux agencements, deux accommodements réputés chez nous impossibles, relevant de la douce utopie que seule une « bonne femme » peut véhiculer. Une « blonde » qui plus est. Je me souviens avoir entendu de très fines plaisanteries de ce tonneau à ce moment-là…
Une chose paraît acquise : « La Meloni » – ainsi la désigne-t-on chez elle, comme il se doit pour une diva – La Meloni sait faire. Je veux dire tenir tête et rester ferme dans une négociation. Sourire aux lèvres et dent dure.
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