Par Joie Des Mots
/image%2F1252996%2F20250422%2Fob_926c93_poeme-tesson.png)
Les vers scandent la marche
et peuvent être accordés à l’atmosphère :
je dis plutôt Péguy dans la plaine arasée,
Hugo dans le marais,
Apollinaire en altitude,
Shakespeare dans la tempête,
Norge quand je suis saoul.
Et le soir, à la halte,
j’arrache de mon cahier de poésie
la page qui m’a nourri tout le jour
et construis avec elle un petit feu
auquel je récite le poème appris.
Sylvain Tesson
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog