Par Joie Des Mots
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Après les obsèques, voici le conclave. La date est fixée, il commencera le 7 mai… Depuis la mort du pape, le monde semble vivre à l’heure de l’Église. Mais ce n’est pas nouveau : c’est avec l’apparition des cloches, au Ve et VIe siècle, pour sonner les « heures », que la synchronisation de la société est vraiment née. On se mettait au travail avant prime et l’on rentrait pour vêpres. Toute la population s’est ajustée à ce rythme commun.
« Le pape est mort, vive le pape ! » pourra-t-on déclarer, dans quelques jours, quand la fumée blanche sortira du conclave, mais on peut dire aussi « l’Église est morte, vive l’Église ». On l’avait enterrée un peu vite. Mais son histoire, en somme, ressemble à celle de son époux mystique : on croit la mettre au tombeau, et elle ressuscite. "Caramba" !!! Encore raté !!!, pestent ces messieurs de la libre-pensée. Le meilleur exemple en est le XIXe : jamais siècle n’a donné plus de vocations et de fondations religieuses en France, si peu de temps après la Révolution.
L’Église rayonne notamment - et nombre d’internautes sur les réseaux sociaux ont souligné dans toutes les langues l’esthétique de cette célébration - par la beauté de ses rites, ses codes immémoriaux, son encens, ses cantiques, ses ornements, son architecture, ses œuvres d’art magnifiques.
Puisque l’on parle d’œuvre d’art, c’est devant un monumental Baptême du Christ du peintre italien Carlo Maratta que Donald Trump et Zelensky ont fait un aparté.
On sait que tous les chemins mènent à Rome, y compris le chemin de la paix.
https://www.bvoltaire.fr/ils-croyaient-lavoir-tuee-caramba-encore-rate-leglise-bouge-encore-et-cest-beau/
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