Par Joie Des Mots
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(Voilà à quoi servait le couteau chez les gueux !!!)
Ils [les journalistes] ont commencé à délimiter deux camps très
nets :
D’un côté les jeunes, les dynamiques, les modernes, les belles gueules, les cadres entreprenants…
de l’autre, les pue-du-cul, les fachos, les paysans, les arriérés, les Vendéens, les rancis …
Après, ils ont dit :
Et maintenant, choisissez votre camp, messieurs dames !
L’avenir radieux ? le bonheur ? l’épanouissement ? le rire et les petits oiseaux du ciel ?
Ou la France maurassienne recroquevillée ! les frustrés ! les racistes ! les pourris à chicots ! les ratés ! les agricoles !
Puisqu’on vous dit que vous êtes libres de choisir votre camp, nom de Dieu !
Libres d’être intelligents, légers, bien dans votre peau, bronzés et rigolos !
Ou péquenots peureux, puant l’ail et impuissants ! (…)
Que la France soit encore un tout petit peu la France les rendait fous furieux.
Ils la voulaient bien garce, leur Marianne, maquillée en p+te universelle, les lèvres toutes tartinées de rouge, exhibant charmes et modernités au tapin du monde…
Olivier Maulin
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