Par Joie Des Mots
/image%2F1252996%2F20250523%2Fob_70b144_gaite-lyrique.jpg)
La Gaîté lyrique a essuyé une véritable « douche froide », selon les mots de sa direction dans un communiqué publié jeudi 15 mai. L’établissement culturel envisage désormais un dépôt de bilan, après cinq mois de paralysie ayant pour cause l’occupation de ses locaux par environ 400 migrants, et pour conséquence un déficit de trois millions d’euros. Mais surtout, la Ville de Paris a annoncé qu’elle refusait de « participer au redressement économique » de la structure, malgré un engagement initial de la maire Anne Hidalgo, toujours selon les équipes de la Gaîté lyrique. Une situation que la direction dénonce, mais qui, sans son refus initial d’agir face à l’occupation des lieux par 400 « jeunes », aurait sans doute pu être évitée.
L’établissement, qui se présente comme un « lieu de création artistique et d’engagement », appartient à la Ville de Paris. Il semble aujourd’hui payer le prix des postures politiques d’élus prompts à promettre, mais absents lorsqu’il s’agit d’agir. La direction affirme que « le Conseil municipal de Paris avait pris plusieurs mesures » de soutien exceptionnel. Elle dénonce désormais la décision de la Ville de « ne pas apporter son soutien économique pour la réouverture du lieu », fermé depuis le 17 décembre 2024, « comme elle s’y était pourtant engagée à de nombreuses reprises ». Si la mairie a bien commencé à verser sa subvention annuelle de 3,3 millions d’euros, elle n’ira pas au-delà. Résultat : 80 emplois menacés et une mise en demeure adressée à la collectivité par la Gaîté lyrique SAS.
https://www.bvoltaire.fr/gaite-lyrique-laddition-salee-dune-posture-bienpensante/
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog