Par Joie Des Mots
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Le décor : Un aéroplane se pose à Hanoï, dans notre ex-Indochine (que je me refuse à appeler « Vietnam »). Le marquis Emmanuel de Morveux d’Enarque et sa duègne apparaissent à la porte de l’appareil. Là, pour une raison qu’on ignore, la marquise – alias « Jean-Brichel » – colle une gifle bien sentie à son galopin d’époux. Sur le tarmac, les spectateurs éclatent de rire… Le soir, dans sa salle-de-bains, seul devant son miroir, le marquis fulmine.
Ô rage ! Ô désespoir ! Ô la vieille chipie !
Dois-je encore supporter ce tableau défraîchi ?
Cette vieille radasse a osé m’humilier,
Me baffer en public devant tous ces « Niakoués ».
Ils étaient là, nombreux, ces « faces de citron » (1) ;
Ils se sont bien marrés et m’ont pris pour un con.
Pourtant j’ai bien compris que c’est à l’étranger
Qu’il me reste un semblant de popularité.
J’avais déjà prévu de faire repentance,
Critiquer nos armées, encore salir la France.
Leur dire qu’à Diên-Biên-Phu, nous prîmes une raclée,
Et que cette défaite, nous l’avions méritée (2).
Je sais parler aux gens, c’est pour ça qu’on m’admire.
Je le fais sans arrêt et ce, pour ne rien dire.
Et ça me vaut partout l’estime des médias.
Me voilà ridicule, je ne m’en remets pas !
https://ripostelaique.com/une-mandale-a-hanoi-pour-le-morveux.html
https://ripostelaique.com/la-brigitte-cogne-le-macron-les-francais-disent-merci.html
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