Par Joie Des Mots
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La publication du rapport du Ministère de l’Intérieur sur les Frères musulmans et l’entrisme islamique a fait grand bruit, les uns criant à l’islamophobie d’État, les autres au péril imminent comme s’ils avaient une soudaine révélation. Inconséquence, irresponsabilité et déni semblent être les maîtres mots de la politique française en matière d’immigration.
Au fond ce document d’un peu plus de soixante dix pages ne fait que coucher noir sur blanc ce que l’on connaissait déjà et qui est fort bien documenté : la politique d’entrisme des Frères musulmans fondée sur trois piliers que sont la dissimulation, la volonté de légitimation et la dénonciation d’une supposée islamophobie.
Les plus surprenant est la « surprise » des politiques. Lorsque pendant cinquante années les gouvernements de droite comme de gauche se sont refusés à contrôler les flux migratoires, ont transformé une immigration de travail en immigration de peuplement, ont fait ou laissé venir en masse des populations arabo-musulmanes, n’ont pas mené de politiques d’assimilation fortes, il ne faut pas s’étonner que se soit constitué en France une aire de civilisation musulmane tentée par la construction d’une contre société, d’autant que la nôtre n’offre pas de cadre de référence solide et attractif, mais un individualisme désespérant teinté de consumérisme vulgaire. Apparemment nos politiciens ont oublié que gouverner, c’est prévoir. Au-delà du terme électoral.
Quant à ceux qui sont dans le déni et la victimisation, les musulmans ne représentent pour eux qu’un prolétariat de substitution à instrumentaliser à des fins révolutionnaires
https://www.bvoltaire.fr/chronique-islamisme-la-classe-politique-entre-inconsequence-et-deni/
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