Par Joie Des Mots
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J’avoue que je supporte de moins en moins les commentaires qui accompagnent les tueries et autres massacres qui ensanglantent quotidiennement notre pays ; qu’il s’agisse d’un assassinat au couteau, d’une fusillade à la Kalachnikov, d’un rodéo urbain, ou d’un simple refus d’obtempérer (1).
À chaque fois, sur toutes les chaînes de télévision, nous avons droit aux habituels matamores, aux indignations sur-jouées, au « plus jamais ça ! », aux imbéciles qui scandent « vous n’aurez pas ma haine », aux faux-culs qui refusent de faire une corrélation entre délinquance et immigration, et au chœur des pleureuses qui ne comprennent pas comment « nos jeunes » (2) en sont arrivés à une telle violence.
Certains voudraient mettre des tourniquets ou des portiques devant les écoles ; d’autres des vigiles ; d’autres demandent d’interdire… les couteaux.
Mais, que je sache, le couteau – poignard, dague ou vulgaire surin – fait partie de notre culture. Tantôt un outil, un couvert de table ou une arme, il est partout. Il fut même un temps, pas si lointain – au tout début du XXe siècle – ou les « Apaches » des fortifications de Paris réglaient leurs litiges ou leurs rivalités amoureuses au couteau. Mais ce phénomène ne concernait que quelques bandes rivales, dans les faubourgs populaires de la capitale. Quiconque surinait un quidam était embastillé, lourdement condamné et parfois guillotiné. Pendant fort longtemps, le couteau a été un ustensile utile, que ce soit pour larder un gigot d’agneau ou pour défendre sa peau. La France possédait, et possède encore, une belle industrie coutelière.
Pour moi, le couteau est un prolongement du bras, un outil indispensable. Je ne saurais m’en passer quand je vadrouille dans quelque contrée perdue, surtout s’il fait aussi office de tire-bouchon. Alors, avant de vouloir interdire le couteau, peut-être faudrait-il éviter de laisser entrer massivement sur notre sol des allogènes pour qui le surinage pour un simple regard, l’égorgement rituel, et autre « sourire kabyle » (3) sont comme une seconde nature.
Le danger, ce n’est pas le couteau, c’est celui qui le tient !
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