Par Joie Des Mots
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Il est des comparaisons qui ne relèvent pas de l’analyse, mais de la faute morale. Il est des analogies qui, sous couvert de lucidité historique ou de dénonciation universelle de la guerre, ne sont en réalité que des abominations rhétoriques. Car il y a des lieux, des événements, des crimes, dont la singularité est telle qu’aucune comparaison n’est permise sans trahir l’humanité elle-même.
Auschwitz en est le symbole absolu
Auschwitz n’est pas un champ de bataille. Ce n’est pas un théâtre d’affrontement, ce n’est pas une tragédie militaire avec ses civils pris dans le feu croisé. Auschwitz est une machine. Une industrie de mort. Une bureaucratie du néant. Un projet rationalisé d’anéantissement. Un lieu où l’on ne tuait pas des ennemis, mais des êtres humains réduits à une non-humanité. On y exterminait des enfants, des femmes enceintes, des vieillards, non pas par erreur de tir ou par dommage collatéral, mais parce qu’ils étaient nés juifs, tziganes, homosexuels, handicapés. Parce qu’ils existaient.
Comparer cela à une guerre, c’est trahir
Ce n’est pas seulement un contresens historique. Ce n’est pas seulement une bêtise, une approximation. C’est une complicité. Oui, une complicité morale avec ceux qui cherchent à relativiser, à banaliser, à effacer l’horreur. Car relativiser Auschwitz, c’est déjà faire un pas vers son oubli. C’est rendre acceptable l’idée qu’il ne fut qu’un événement parmi d’autres, une « tragédie » parmi d’autres tragédies, un drame humain comparable aux autres alors qu’il fut l’antihumain absolu.
Ce n’est même plus du négationnisme
C’est pire. C’est de la banalisation
https://ripostelaique.com/comparer-auschwitz-a-gaza-cest-trahir-cest-pactiser-avec-la-barbarie.html
Par contre, comparer le pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023, à Auschwitz, c'est la même barbarie.
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