Par Joie Des Mots
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La combe où je descendis dans l’aube
était mousseuse, ombreuse.
Des ruines d’abris de bergers
s’appuyaient au pied des parois.
Jusqu’aux transhumances de l’avant-guerre vers le Ventoux,
les hommes y parquaient les bêtes.
Les nuits dans la tiédeur du troupeau
devaient être aventureuses et profondes.
Sylvain Tesson
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