Par Joie Des Mots
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On ne les avait pas vus venir. En 2007, ils étaient 1600, en 2015 – merci Merkel – 4.397 et en 2024, plus de 100.000 ! Sur les cinq premiers mois de 2025, ils sont déjà plus de 3.000 à avoir demandé l’asile. Eux, ce sont les Afghans, à qui la France ouvre les bras sans restriction. Hélas, ce sont aussi les moins assimilables de nos immigrés, comme en témoigne l’enquête de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol) parue ce jeudi.
C’est Didier Leschi, le directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), qui a conduit cette enquête. On y découvre les dessous de « la ruée afghane vers l’Europe », et particulièrement vers la France, terre d’asile où convergent tous ceux que les pays d’Europe du Nord, primo-accueillants, ne veulent plus garder sur leur sol. Ils sont « majoritairement jeunes, masculins, peu scolarisés, souvent en difficulté d’apprentissage linguistique et d’insertion professionnelle ». Des gens dont « le conservatisme social (…) est difficilement compatible avec les valeurs françaises, notamment sur les questions de liberté de conscience et de droits des femmes ». Lesquelles sont quasiment absentes, représentant moins de 20 % des personnes exilées.
La responsabilité de cette « ruée vers l’Europe » incombe pour une grande part à Angela Merkel. C’est elle qui, en 2015, a ouvert grand les frontières de son pays, accueillant tous ceux qui voulaient s’y installer. Contrairement à l’idée reçue qui voudrait que les Afghans aient fui les talibans (ils n’étaient alors pas au pouvoir), « c’est bien "l’opportunité syrienne", c’est-à-dire la fuite des Syriens vers l’Europe, qui est le moteur de l’asile afghan ». Sont alors apparus en nombre les « mouvements secondaires », soit le déplacement d’une personne de l’État membre responsable d’une demande d’asile vers un autre État membre. De pays de transit, la France est devenue l’Eldorado tant convoité.
https://www.bvoltaire.fr/ils-sont-deja-100-000-en-france-les-afghans-sont-ils-inintegrables/
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