Il y a des changements qui ne font pas de bruit. Des conquêtes sans armées. Des effondrements sans fracas. La France d’aujourd’hui ne s’effondre pas en surface : elle tourne, elle parle, elle distribue ses aides, elle croit encore faire société. Mais dans le réel — celui qui ne passe pas au 20 h — quelque chose a basculé.
Il ne s’agit pas d’un califat officiel. Il ne s’agit pas non plus d’un projet théocratique assumé. Ce qui se met en place est plus subtil, plus retors. Une forme de “charia douce”, sans Coran mais avec circulaires ; sans tribunaux islamiques mais avec des procureurs prudents ; sans conquête militaire mais avec une reddition culturelle. Une transition islamo-progressiste, jamais nommée, toujours niée, mais partout perceptible. Une France Potemkine, qui conserve ses mots pour mieux les vider.
Officiellement, tout va bien. La République est “laïque”, “indivisible”, “égalitaire”. Elle est même “fière de sa diversité”. Mais regardons d’un peu plus près.
– On tolère les insultes à la France, mais on criminalise toute critique de l’islam.
– On absout ceux qui tirent des mortiers sur les policiers, mais on condamne un commerçant pour avoir ouvert le 1er mai.
– On ferme les yeux sur les prières de rue, mais on interdit les crèches dans les mairies.
C’est une application sélective du droit, où le “vivre-ensemble” devient une excuse à géométrie variable, toujours à sens unique.
https://www.causeur.fr/charia-de-transition-312748

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