Par Joie Des Mots
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Il y avait le Berger blanc, il y aura désormais le Képi blanc. La Légion étrangère s’est associée avec la maison Ferroni, basée à Aubagne (Bouches-du-Rhône), pour mettre en bouteille un nouveau pastis. Pas n’importe lequel : un pastis chargé « d’histoire et de patrimoine ».
L’adjudant Benjamin Coureu, attaché de presse de la Légion étrangère, raconte à BV la genèse de cette association anisée : « Nous nous sommes rapprochés avec la maison Ferroni parce qu’ils voulaient installer un stand chez nous pour un événement. De fil en aiguille, les dirigeants nous ont proposé de faire un pastis, et ça tombait bien parce que le commandement voulait mettre l’accent sur le local. » Puis il a fallu mettre en place des contrats, trouver un modèle économique et élaborer une recette, une recette qui a du sens. Pour ce faire, les légionnaires ont écouté les conseils avisés de l'entreprise de spiritueux. « Faire un pastis, ce n'est pas notre métier, mine de rien », rappelle l'adjudant.
Les plantes de base ont été récoltées par les militaires dans les champs de l'Institution des invalides de la Légion étrangère, à Puyloubier, au pied de la montagne Sainte-Victoire. Cela aurait suffi à faire un pastis lambda, mais pour la Légion étrangère comme pour la maison Ferroni, il n’en était pas question. Il fallait des idées novatrices. Elles ont été puisées dans l’histoire de l’institution militaire. « Nous avons mis de l’estragon du Mexique en référence à Camerone et une plante du Cambodge pour rappeler la période indochinoise », explique l’adjudant.
https://www.bvoltaire.fr/kepi-blanc-la-legion-etrangere-lance-son-pastis/
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