Par Joie Des Mots
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Emmanuel Macron est venu faire une visite éclair à Georgia Meloni. Inutile de le cacher, ils se détestent. En progressiste, Emmanuel Macron méprise la populiste Meloni. En femme construite, Georgia Meloni méprise l’homme déconstruit, Emmanuel Macron. Sa colonne vertébrale, on la trouve dans sa fameuse tirade de Rome en 2019 : « Je suis Giorgia. Je suis une femme, je suis une mère, je suis italienne, je suis chrétienne, et vous ne m'enlèverez pas cela. » Pas moyen de trouver l’once d’un « en même temps » là-dedans. La colonne vertébrale d'Emmanuel Macron, on la cherche.
C’est la dame de fer (version spaghetti) contre l’homme de feinte. Elle FAIT, quand il FEINT, s’agite, botte en touche, trouve des parades (comme une dissolution), virevolte, s’adresse aux Français la mine grave, jure ses grands dieux qu’il y aura des sanctions exemplaires et une justice implacable contre les émeutiers.
D’une certaine façon, Emmanuel Macron va plutôt à Canossa (qui est aussi en Italie) qu’à Rome.
Il va, sans le dire, faire amende honorable. Il est en situation de faiblesse, comme jamais. C’est Milan qui a perdu le match, samedi, contre le PSG, mais c’est Emmanuel Macron qui arrive en perdant face à Georgia Meloni. Il faut voir les commentaires dans la presse italienne. Car si le presse française a des pudeurs de rosière et une discrétion de violette pour évoquer les « incidents », la presse étrangère ne parle que de « riots » (« émeutes »).
Les Italiens - les Matteo - ont eu la défaite digne, comme il y a quelques semaines, en demi-finale, les Kevin, autrement appelés supporters anglais, partisans de l’Arsenal.
https://www.bvoltaire.fr/meloni-recoit-macron-la-dame-de-fer-face-a-lhomme-de-feinte/
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