Par Joie Des Mots
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Un matin passent quelques chevaux sauvages.
On les voit dans le lointain
mêler leurs crinières
aux duvets des plumeaux d'ajoncs.
Nos montures les sentent de très loin
et les appellent en hennissant pathétiquement
comme si elles pleuraient leur liberté perdue.
Sylvain Tesson
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