Par Joie Des Mots
/image%2F1252996%2F20250617%2Fob_d36180_poeme-tesson.jpg)
D'ailleurs il y a dans ce panorama
une atmosphère de détresse générale,
d'insondable souffrance.
Comme si les grèves abandonnées
pouvaient exprimer un sentiment.
Un souffle d'immense peine exhalé par le chaos.
Un hurlement silencieux,
montant du chaudron vidé.
C'est la terre qui gémit de son sort.
Et c'est l'oeil qui écoute la lamentation tectonique.
Sylvain Tesson
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog