Par Joie Des Mots
/image%2F1252996%2F20250624%2Fob_735dd1_poeme-tesson.jpg)
Quel paradoxe !
En plein désert du Kyzylkoum ouzbek,
sur les bords d'un fleuve épuisé
qui s'échine à désaltérer une mer disparue,
voilà que nous marchons dans un taillis bourguignon,
sous une voûte automnale,
le long de laies rectilignes,
savourant le craquement du tapis de feuilles,
baignés doucement de la lumière
filtrée par le tamis des frondaisons.
En pénétrant dans le sous-bois automnal
nous retrouvons la saveur oubliée des futaies.
Après des jours de désert lugubre et de steppe pelée,
le recours aux forêts
fait toujours l'effet d'une résurrection.
Sylvain Tesson
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog