Par Joie Des Mots
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La forêt masquait les restanques.
Tous ces efforts pour finir en ruine !
Les terrassements témoignaient de la longue présence des hommes en ces versants et de leurs travaux herculéens
qui avaient refaçonné le profil des reliefs.
A marcher sur les calades bordées de murets,
je pratiquais une forme d'archéologie vivante.
Il avait fallu des millénaires pour métamorphoser ces pentes en escaliers agricoles.
Quelques décennies avaient rendu les déclivités à la broussaille.
La force aveugle de l'époque
était cette rapidité
avec laquelle elle se débarrassait des vieilleries.
Sylvain Tesson
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