Par Joie Des Mots
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Étrange tristesse ressentie à la vue de ces Kirghizes,
petits-fils de la steppe
devenus ronds-de
-cuir d’arrière-bureaux.
Leurs pères, il y a cent ans,
frappaient la prairie du galop de leurs bêtes,
assénant des coups de cravache sur les croupes furieuses.
Les fils ne sont plus capables que d’asséner des coups de tampon. Depuis 1991 les murailles kafkaïennes
ne sont qu’à peine ébréchées.
Sylvain Tesson
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