Par Joie Des Mots
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Le 18 juin se prête bien aux déclarations d’intention à longue portée. Était-ce un geste délibéré, de la part de Jean-Luc Mélenchon, que d’avoir choisi cette date pour proférer l’une de ses plus remarquables énormités ?
Comme l’a révélé, le premier, Boulevard Voltaire, le gourou de la gauche islamo-compatible était en effet invité par le député Aurélien Taché (déjà célèbre pour ses interventions éthyliques dans les théâtres, sa haine des serre-tête, sa défense des « trouples » et sa détestation des flics), dans le cadre d’un colloque sur l’avenir de la francophonie. Et c’est peu dire que sa vision des choses est novatrice.
Mélenchon commence par dire qu’il ne considère par la langue française comme un outil de soft power - il s’excuse même, avec des coquetteries de prof de lettres, d’employer un mot anglais dans ce genre d’enceinte. Et puis, il lâche les grandes lignes de son projet : faire du français une « langue commune » et, par conséquent, « trouver un autre mot que "langue française" pour qualifier notre langue ». Pourquoi ça ? Parce que « les Français eux-mêmes ne savent pas qu’ils sont francophones » et que, de toute façon, puisque « 29 nations l’ont comme langue officielle », le français n’appartient plus aux Français.
Elle est pas mal, celle-là ! Les Français n’ont déjà plus grand-chose à eux, et on va leur enlever le nom de leur langue… Leur histoire est systématiquement souillée, la mémoire de leurs combats héroïques est oubliée ou moquée, leur culture est niée par leur Président lui-même (« Il n’y a pas de culture française », déclarait Macron en 2017), leur pays est censé avoir toujours été peuplé d’immigrés extra-européens, mais jusqu’à maintenant, notre langue s’appelait le français sans discussion possible.
https://www.bvoltaire.fr/point-de-vue-la-grande-idee-de-melenchon-debaptiser-la-langue-francaise/
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