Par Joie Des Mots
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Blog de Ivan Rioufol
Dans sa destruction de la France française, Jean-Luc Mélenchon est clair, méthodique, cohérent. Depuis sa conversion à l’islamophilie, le leader LFI illustre la réflexion de Chesterton : « Le fou n’est pas celui qui a perdu la raison. Le fou est celui qui a tout perdu excepté la raison ».
Lui qui, en 2010, qualifiait le voile islamique de « pratique répugnante et obscène », s’est fait, depuis, le théoricien rigoureux de la conquête musulmane.
Tout à son projet électoraliste d’une « nouvelle France » métissée, également rêvée par Dominique de Villepin, Mélenchon banalise le voilement des petites filles, dénonce l’islamophobie derrière la critique de la charia, nazifie le sionisme qui résiste à ses ennemis, invite les clandestins qui traversent la Méditerranée à « épouser nos filles et nos gars ». Il propose même de brader la langue française :
« Je préférerai que l’on dise que nous parlons tous le créole », a-t-il dit l’autre jour à l’Assemblée nationale, lors d’un colloque sur la francophonie.
Le candidat de l’extrême gauche à la présidentielle a choisi de promouvoir le basculement identitaire de la nation – son grand remplacement en somme – en l’ouvrant sans cesse à une immigration maghrébine et africaine dont il sait, par l’effet du nombre, qu’elle ne modifiera pas ses mœurs en foulant le sol français. Qu’est-ce que coloniser un pays sinon s’y installer en refusant de changer sa propre histoire ? Non content d’être le parti de l’étranger, LFI est celui de l’islamisation et de l’africanisation de la nation. Si rien ne vient faire obstacle à cette disparition espérée d’un peuple enraciné, coupable de vouloir se protéger de ses envahisseurs et de leurs complices à prénoms français, l’histoire donnera raison, au mitan de ce siècle, à Mélenchon.
Mais tout est encore réversible.
Car il reste une lacune, dans la logique glaciale de l’idéologue : son raisonnement ne tient que si le peuple indigène demeure tenu à l’écart de son destin. Or il ne suffit pas de décréter, comme Sandrine Rousseau jeudi, que « les Français de souche, ça n’existe pas » pour les faire disparaître tels des mouches agaçantes. Ces Français-là sont encore, aux trois-quarts, largement majoritaires.
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