Par Joie Des Mots
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Le voyage dissipe le trop-plein énergétique.
Le mouvement est la soupape de la fièvre sexuelle.
Si le corps brûle trop,
il suffit de rajouter à l'étape quelques kilomètres pour l'éteindre. Les nomades, comme les wanderers,*
vivent dans un parfait apaisement intérieur.
Non pas que la Nature désélectrise leur moelle,
mais parce qu'un bel usage du monde
permet de dépenser
avec juste mesure
le trop-plein vital
sur le sable des pistes.
Sylvain Tesson
*Wanderer : marcheur, randonneur
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