Comment un garde des Sceaux, ministre de la Justice et un ministre de l’Intérieur (dont on entend quotidiennement les belles envolées mais dont on attend toujours les actes) peuvent-ils rester muets devant une telle trahison ? Le Conseil départemental socialiste de la Seine-Saint-Denis – et son président Stéphane Troussel – commémore le 5 juillet et l’indépendance de l’Algérie et souligne « les liens inextricables entre le peuple algérien et le peuple français », sans un seul mot de compassion sur la situation dramatique de l’écrivain Boualem Sansal, et il accompagne le maire de Bobigny, le Franco-Algérien Abdel Sadi (Parti Communiste Français) dans sa décision de donner le nom de Danièle Djamila Amrane-Minne à la Maison du parc de la Bergère à Bobigny.
Et pas une seule condamnation de Bruno Retailleau ni de Gérald Darmanin.
Pourtant Danièle-Djamila Amrane-Minne, qui est née à Neuilly-sur-Seine, a trahi son pays, la France, en devenant l’une des poseuses de bombes du FLN lors de la guerre d’Algérie. Sa mère, Jacqueline Netter, avait épousé, après son divorce, Abdelkader Guerroudj, militant du Parti Communiste et Danièle avait suivi son exemple en épousant Rabah Amrane.