Par Joie Des Mots
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Mon cœur se serrait devant de tels penseurs.
Ils avaient déployé leur vie à l’ombre de leurs cèdres.
Ils consentaient parfois à une grimpée sur les pentes d’une montagne pour capturer un coléoptère.
Pour le reste, ils restaient chez eux.
Ils nous rappelaient que trop de courses autour du monde
étaient vaines.
Pourquoi une vie à cavaler ?
Que rapporte-t-on de ces gigues ?
Des souvenirs et beaucoup de poussière.
Le voyageur rafle les expériences,
disperse son énergie.
Il revient essoufflé, murmure « Je suis libre »,
et saute dans un nouvel avion.
Sylvain Tesson
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