Par Joie Des Mots
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« Toutes les guerres sont enfantines et livrées par des enfants. » (Herman Melville)
« La guerre est une poursuite de l’activité politique par d’autres moyens. »
(Carl von Clausewitz).
Ça fait bien longtemps que je ne vous ai point parlé des écrits de mon aïeul Jean-Aymard de Séconlat qui, à moult reprises, a raconté les foucades, tocades et caprices du marquis Emmanuel de Morveux d’Enarque, tyran et dictateur du pays des « Cellezéceux ». Or je viens de mettre la main sur un courrier qui relate l’entrée en guerre du pays ; guerre qui est à l’origine de sa disparition.
« … Nous étions le 13 juillet (date illisible) veille de la fête nationale. Chaque année, le royaume commémorait dans l’allégresse la décapitation d’un roi doux et débonnaire, remplacé par des tueurs assoiffés de sang qui assassinaient tous leurs opposants au nom de la Liberté (de tuer ?).
Le marquis de Morveux d’Enarque était très admiratif de cette époque où ne se posait pas encore le problème insoluble des retraites et où on équilibrait les finances en confisquant les biens du clergé et de la noblesse.
Secrètement, il admirait Robespierre, admiration partagée par Rachid Méchankon, le calife du parti des « Zinzins Soumis ». Le marquis de Morveux d’Enarque rêvait de remplacer les « Cellezéceux » de souche – râleurs, bagarreurs, ombrageux et attachés à leur liberté – ce peuple qui critiquait le régime et qui votait mal, par une populace plus soumise, plus malléable et plus docile. Des gens qu’il suffisait de gaver de téléréalité, de foot, de porno et d’aides sociales aussi diverses que variées, et auxquels on cédait des pans entiers de territoire pour qu’ils en chassent les « Cellezéceux » de souche, et pour qu’ils puissent s’y livrer au trafic de substances hallucinogènes.
https://ripostelaique.com/les-guerres-du-marquis-emmanuel-de-morveux-denarque.html
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