Par Joie Des Mots
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En ce jour de la Première Communion (1887), les élèves viennent voir leurs saintes maîtresses. Je me souviens de l’amusement, qu’à notre arrivée, nous donna la vue de toutes ces petites bonnes femmes habillées et coiffées comme leurs mamans, avec leurs amples robes longues et noires, leurs tabliers, leurs châles et leurs petites coiffes d’Abéennes ou mode d’Auray, d’artisanes de Vannes, ou de paysannes de Saint Paterne, sur la petite bonnette aux cordons noués sous le menton. Maintenant, nous y sommes habituées, et le jour de la Première Communion, elles sont tout à fait charmantes, avec la robe tout enrichie de très hauts velours, les manchettes de dentelle floconneuse, le châle blanc, le tablier bleu ciel, souvent en soie. Les mignonnes petites poupées !
Et que la France était donc pittoresque quand toutes les provinces étaient fidèles aux modes des aïeules ! Braves pays arriérés, mais plus sages que les autres, oh ! de grâce ! restez arriérés ! On sait ce que l’on perd en changeant, et ce que l’on gagne en Progrès, avec une fulgurante majuscule, c’est généralement le contenu de la boîte de Pandore.
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Moi, ça devait être dans les années 50 ? et nous étions vêtues comme des petites mariées. Notre curé, surnommé Robic, car il était toujours en vélo, avait décidé, pour nous placer, de faire un concours. J’étais la première, donc ma famille au premier rang dans l’église, nous n’étions pas pratiquants et les grenouilles de bénitier avaient tenté d’empêcher cela. Curé Robic avait dit : « Elle est la première, elle le reste !
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