Par Joie Des Mots
/image%2F1252996%2F20250715%2Fob_85a484_legion.jpg)
Le défilé du 14 Juillet constitue traditionnellement le sommet de la communication militaire, mais une cérémonie plus discrète se tenait la veille. Ce dimanche 13 juillet, nous avons assisté à la remise de décorations et de décrets de naturalisation des légionnaires.
Trois parachutistes du 2e régiment étranger de parachutistes (2e REP) sont ainsi devenus Français, non par le sang reçu mais pour avoir risqué leur vie pour le pays. Ils se sont vu remettre leur décret de naturalisation par le président du Sénat Gérard Larcher.
Coiffé du képi noir, le sergent Tiago, Brésilien d'origine, va dans quelques minutes devenir officiellement français. À notre micro, celui-ci ne cache pas sa fierté : « Cela ne tombe pas du ciel, on doit d’abord remplir un contrat de cinq ans puis resigner pour trois ans, sans avoir de dossier disciplinaire. » Le parachutiste a passé la portière une bonne cinquantaine de fois en exercice.
Avant de rejoindre le régiment qui a sauté sur Kolwezi, Tiago était militaire au Brésil. « Je ne parlais pas français, je suis arrivé à Lisbonne, puis à Paris au fort de Nogent », précise le sous-officier. Une fois l’emblématique porte du fort de recrutement passée, le candidat est dépossédé de tous ses biens et subit une batterie de tests avant de rejoindre Aubagne, puis la « ferme » de Castelnaudary. « La France m’a donné ma deuxième chance. Pendant un mois, j’ai appris la langue tout en étant formé comme légionnaire », témoigne-t-il, avant de préciser : « Ce sont ces quatre semaines d’instruction qu’on appelle la ferme. »
https://www.bvoltaire.fr/reportage-quand-des-legionnaires-deviennent-francais-une-grande-fierte/
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog