Par Joie Des Mots
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Blog Ivan Rioufol
« Déséquilibré » : c’est ainsi que la France a jugé, ce lundi matin par la voix du ministre des affaires européennes, Benjamin Hadad, l’accord commercial conclu hier entre Donald Trump et Ursula von der Leyen, au nom de l’Union européenne. C’est à l’occasion de sa présence sur son golf écossais de Turnberry que le président américain avait convoqué la présidente de la commission européenne. La mise en scène, volontairement humiliante, a laissé voir la vassalisation de l’Europe. Celle-ci s’est notamment engagée, pour obtenir des droits de douane à 15%, à acheter aux Etats-Unis jusqu’à 750 milliards de dollars d’énergies diverses, à y investir 600 milliards et à acheter son armement militaire. En qualifiant ce « deal » de déséquilibré, Hadad s’est évidemment fait le porte-voix d’Emmanuel Macron. Le coup de griffe contre la conduite de l’Europe laisse deviner les ambitions européennes du président français, en quête de rebond à l’issue de son mandat. Dans sa prise de parole du 14 juillet, il avait notamment déclaré : « Pour être libre il faut être craint ; pour être craint il faut être puissant ». Mais Macron est-il ce qu’il croit montrer, notamment à travers une musculature très travaillée des biceps, à en croire les observateurs des petits détails signifiants ? Sur le plan intérieur, sa puissance relève de forfanterie. Jamais la France n’a été aussi vulnérable financièrement que sous sa présidence. Une pré-guerre civile, menée par les enfants-soldats de la contre-colonisation, a enflammé dernièrement des villes moyennes comme Limoges, Compiègne, Charleville-Mézières, Vendôme, Auch, Béziers.
Le « guide » qu’il rêverait d’être sur le plan européen ne correspond pas non plus au sens de l’histoire.
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