Par Joie Des Mots
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par Cyrano
La République tchèque, par son président, vient de promulguer un décret assimilant la propagande communiste à celle du nazisme, et mettant les deux hors la loi. Les dirigeants de ce pays, qui ont vécu sous dictature communiste de longues années, qui ont vu les chars russes envahir Prague en 1968, savent de quoi ils parlent.
On s’interroge, suite à cette décision, sur l’avenir du parti communiste tchèque, qui existe toujours dans ce pays, et qui a protesté contre cette mesure. La cohérence serait de le dissoudre.
Pourtant, il n’y a eu dans le monde qu’une seule expérience nazie, féroce pour les adversaires politiques du IIIe Reich, avec la conclusion abominable des camps de la mort et la mise en place de la solution finale pour les Juifs. Personne ne peut dire que Mussolini était nazi, pas davantage que Franco, les colonels grecs ou Pinochet, symboles de régimes autoritaires, mais sans aucun rapport avec l’idéologie de « Mein Kampf« .
Dans le même temps, toutes les expériences communistes qui ont eu lieu dans le monde ont toujours eu les mêmes conséquences : perte de la démocratie, du pluralisme politique, d’élections libres, dictature du parti unique, du syndicat unique, du journal unique, de l’agence de presse unique. Et surtout, persécutions féroces des dissidents, des suspects, avec des camps de rééducation dont la férocité n’avait pas grand-chose à envier à celle des camps nazis. Stéphane Courtois, dans « Le livre noir du communisme » a estimé qu’entre Staline, Mao et Pol Pot, et quelques autres staliniens, c’est environ 100 millions de morts que les communistes ont sur la conscience.
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