Par Joie Des Mots
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Le 10 septembre prochain, une jeune militante de 18 ans devra se présenter au commissariat du 16ᵉ arrondissement de Paris, rue de la Faisanderie. Une convocation inhabituelle, qui concerne également ses parents et ses grands-parents, et qui a été ordonnée directement par la procureure de Créteil.
Ce n’est pas la première fois que cette magistrate prend une décision contestée à son encontre : quelques mois plus tôt, la même jeune fille avait été placée en garde à vue pour « mensonge à un personnel administratif », une qualification rarissime, infondée et jugée disproportionnée par de nombreux juristes.
Son avocat affirme avoir été lui-même la cible de pressions. La procureure aurait insinué qu’elle « trouverait quelque chose à mettre à charge » de la militante si la convocation venait à être rendue publique. Une menace qui, si elle se confirmait, constituerait une entrave grave au droit de la défense et à la liberté d’expression.
Cette sévérité n’est pas un cas isolé. Dans d’autres affaires récentes, la justice a semblé déployer des moyens excessifs face à des militants. Des perquisitions ont eu lieu chez des membres des Natifs, ou encore contre Yona, porte-parole du Collectif Némésis poursuivie après avoir brandi une affiche « violeurs étrangers dehors ». Autant d’exemples où la réaction judiciaire a paru démesurée par rapport aux faits reprochés.
Dans ce contexte, la convocation de la jeune militante de Créteil prend un relief particulier : celui d’un usage du droit qui semble viser à intimider plutôt qu’à protéger l’ordre public.
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