Par Joie Des Mots
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Jour après jour il est beaucoup question de l’argent des vacances ;
et donc des plans très compliqués des uns et des autres, de tout le monde, dirait-on, pour s’assurer, grâce à des formules ou à des produits-loisirs affûtés, des séjours un peu plus longs et plus confortables qu’ils n’auraient pu se le permettre sans toutes ces astuces, ces calculs, ces assentiments enthousiastes à la massification de l’être.
Qu’est-ce que c’est que ce peuple-là ?
D’où sort-il ?
Les Français n’étaient pas comme ça — pas ceux que j’ai connus, en tout cas.
Et comme on voit bien à vif, à présent, les mécanismes commerciaux de leur servitude horriblement volontaire !
J’aime encore mieux me passer de vacances, ce qui est d’ailleurs le cas depuis des lustres, que les devoir à toutes ces aliénations consenties de ma liberté (sans parler de ma dignité). »
Extrait du Journal de Renaud Camus, à la date du 2 août 2019.
Même le top de la noblesse de la tradition et de l’élite boit le même mainstream qu’ailleurs, parle le même langage réduit à 200 mots, aime les mêmes musiques, a les mêmes loisirs.
Société complètement pourrie de ragots, de lumières suréclairantes, de maquillage, de mondanités, de distractions, de téléphones, de choix multiples, de sollicitations, de frime, de bavardages, de vulgarité, de fanfaronnade débile.
Les vacances familiales à la montagne : les soupes en sachet, les locations pierre & vacances, les balades qui ne vont nulle part, les divorces imminents.
Lounès Darbois
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