Par Joie Des Mots
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Ici un supermarché, ici une station-service.
Partout où les soldats étaient tombés,
les Hommes avaient repris le cours de la vie
et érigé les bâtiments nécessaires à leur confort.
L'homme s'était habitué à vivre sur les ossements des morts.
"Heureusement que les fantômes n'existent pas,
ce serait invivable", dit Gras.
Sylvain Tesson
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