Par Joie Des Mots
/image%2F1252996%2F20250806%2Fob_b1112c_ben-meluche-logo.jpg)
En mai 2025, le livre-enquête La Meute a révélé les structures autoritaires au cœur de La France insoumise, dressant le portrait d’un mouvement soumis « à une culture viriliste d’intimidation » et frappé de dérives sectaires au nom de l’unité .Cette mise en cause est survenue alors même que la coalition de la gauche radicale — la Nupes, ou plutôt le Nouveau Front populaire — vacillait, minée par des dissensions internes entre socialistes, Verts, communistes et insoumis.
Au centre de ces tensions : une gauche radicale plus préoccupée par la loyauté idéologique, le moral de groupe et la pureté émotionnelle que par l’union populaire. À travers ces luttes intestines — autour de la ligne sur Israël et Palestine, de la discipline interne, de la stratégie vis-à-vis de la Nupes — surgit une réalité : ce n’est pas le peuple qui nourrit ces contemporains de l’hédonisme, mais des militants urbains, médias et ONG, pour qui la radicalité est un marqueur d’identité .
Ces jeunes « croisés du progrès » — sensibles aux injonctions morales, formés à dénoncer et exclure — structurent leur engagement sur le modèle d’une pureté à toute épreuve. Ce ne sont plus des projets collectifs basés sur le conflit social réel, mais des morales performatives, où contester devient suspect, douter devient complice. L’heure est à la reconnaissance émotionnelle, au signal militant. La frontière entre compassion et censure, entre empathie et exclusion, se brouille dangereusement.
https://www.causeur.fr/la-meute-des-enfants-tristes-de-lhedonisme-314146
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog