Je suis beau et bien fait ; oui j’aime TOUT chez moi,
Et c’est cette beauté qui rassure le Gaulois,
Qui plait tant aux rombières qui, me pensant fougueux,
M’admirent et voudraient toutes être la mère Trogneux. Que de fois, seul, peinard, au sein de mon palais,
J’ai souri en pensant « je les ai bien baisés
Ces cons de Franchouillards naïfs et abrutis,
Qui ont voté pour moi… qui n’avais rien promis ».
Faut-il qu’ils soient ignares, idiots ou demeurés,
Pour m’avoir accordé les clés de l’Elysée. J’avais trahi Hollande, je n’avais rien prouvé,
Ce peuple d’imbéciles aurait dû se méfier.
Moi, le playboy d’Amiens, le tombeur du Touquet,
Je me fous comme d’une guigne de ce pays ruiné.
Je n’ai de comptes à rendre qu’à la haute finance :
Ces banquiers apatrides qui méprisent la France.
Ceux auxquels je dois tout : DSK, Attali…
Ces banquiers affairistes, ils sont tous mes amis,
Toujours je les flagorne, je leur sers la soupe,
Mais l’électeur moyen n’a pas vu l’entourloupe. https://ripostelaique.com/le-triste-attelage-qui-nous-gouverne.html