Par Joie Des Mots
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Le 18 septembre prochain, la France connaîtra une nouvelle de ces journées de tumulte qu’on nous présente comme des « revendications sociales ». Paris, Lyon, Marseille, toutes nos grandes cités seront parcourues par les cortèges d’habitude, ces processions plus ou moins encadrées, où l’ardeur militante se mêle à la lassitude d’une société fatiguée de crier sans jamais être entendue.
Mais cette fois, l’attention se porte ailleurs : mille « blacks blocs », annonce-t-on, venus de tous horizons, parfois de l’étranger, décidés non pas à réclamer quoi que ce soit, mais à casser, incendier, terroriser. Mille hommes vêtus de noir, formés, organisés, prêts à répandre leur nihilisme sur nos rues. On sait qui ils sont, on sait d’où ils viennent, et pourtant rien ne se fait pour les arrêter avant qu’ils ne frappent. On se contente de les compter.
À qui fera-t-on croire qu’un État qui dispose de fichiers, de services spécialisés, de frontières encore tracées, serait incapable de neutraliser cette armée de la destruction ? L’impossibilité juridique, nous dit-on. Comme si le droit était fait pour livrer la cité aux émeutiers et condamner le citoyen paisible à se barricader chez lui. Ce n’est pas une impuissance, c’est une complaisance.
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