Par Joie Des Mots
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Nous découvrîmes le continent asiatique à Singapour, enclave à population majoritairement chinoise.
Nous usâmes dans des lupanars aseptisés de filles glabres mais pubères.
J'eus mal à dissuader mon ami Peyrat de se faire tatouer le dos d'une frégate multicolore. Pour lui faire comprendre qu'elle serait indélébile, je lui racontai l'histoire de mon père.
Il portait à l'intérieur du bras gauche un tatouage bleu représentant une femme dont les avantages étaient cachés part les anneaux d'un serpent. Pour faire plaisir à ma pieuse maman, il avait décidé de s'en débarrasser. Le dermatologue l'en dissuada :
- Votre tatouage est profond. La cicatrice que je serais obligé de vous faire serait très laide.
Ma mère avait renoncé, de bonne grâce, à faire disparaître l'image peccamineuse.
Elle en fut récompensée.
C'est à son tatouage que l'on identifia le corps de mon père quand il eut passé dix jours en mer après le naufrage de sa "Persévérance”.
Jean-Marie Le Pen
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