Par Joie Des Mots
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Ce meurtrier avait mené la « vie de château ».
En effet, dès son arrivée en France, le tueur de Philippine avait séjourné au château du Haut-Tertre, à Taverny. Ce magnifique château du XIXe siècle est géré par la Croix-Rouge pour accueillir des « mineurs isolés ».
Mais la France aura-t-elle assez de châteaux pour héberger le flux grandissant de ces « mineurs isolés » qui sont, bien souvent, ni mineurs ni isolés ? Car leur nombre explose : 2.500 en 2005, environ 15.000 en 2015 et près de 30.000, aujourd’hui…
L’histoire des « mineurs isolés » ou « mineurs non accompagnés » débutait pourtant sur des bases louables. En 1990, la France ratifiait la Convention internationale des droits de l’enfant, traité international élaboré dans l’euphorie post-guerre froide. Celui-ci oblige encore aujourd’hui - plus que jamais, même - ses signataires à protéger « tout enfant privé de son milieu familial, quelle que soit sa nationalité ou son statut migratoire ».
Mais ce statut très protecteur a, depuis, été complètement détourné de son objet initial, posant toutes sortes de problèmes. Le plus visible, notamment dans les grandes villes, est celui de la délinquance et de la criminalité qui découlent de l’accueil des MNA. Mais c’est aussi son coût - exorbitant et surtout en hausse continue – qui devrait sonner la fin de la récréation. D’autant qu’il y a toutes les raisons de penser que celui-ci continuera d’augmenter. Un luxe moral que se paye la France en période de disette budgétaire…
https://www.bvoltaire.fr/point-de-vue-mineurs-isoles-une-bombe-financiere-a-retardement/
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