Par Joie Des Mots
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Parmi tous les périls effrayants qui fondent en meute sur notre pauvre société égarée, c’est peut-être le pire : le début d’une ère nouvelle, celle des enfants fous. Est-il encore temps de sauver les plus jeunes, de les soustraire à l’influence des grands frères et des mauvais exemples qui prolifèrent ?
Si l’hallucinante affaire Gisèle Pelicot, violée droguée par des dizaines d’hommes recrutés par son mari, a passionné les médias, on n’entend pas assez parler d’un phénomène d’époque épouvantable, à la fois effet et cause d’une société qui s’écroule, en commençant par sa base, ses enfants et ses jeunes, ceux qui apparaissent comme un socle au bas de la pyramide des âges.
Le 23 septembre, au palais de justice de Valence, dans la Drôme, commençait la reconstitution numérique du drame affreux de Crépol, au cours duquel le jeune Thomas Perotto, 16 ans, avait été poignardé à mort lors d’un bal de campagne. Il y avait là les parties civiles et les 14 suspects, dont 9 sortis de prison pour l’occasion. Pourquoi en parler encore ? Personne ne semble s’étonner que le meurtrier ne se dénonce pas, ce qui est une honte absolue.
Pourquoi en parler encore, parce que les témoins présents au tribunal ont été indignés au-delà de toute expression par les suspects qui rigolaient, plaisantaient entre eux et adressaient même des gestes obscènes à l’auditoire. Qu’est-ce que ça veut dire ? Des gens sans regrets, sans remords, évidemment sans le moindre chagrin d’avoir tué un gamin de 16 ans. Des gens, osons le dire, sans humanité, eux qui sont jeunes et dont la vie commence.
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