Par Joie Des Mots
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L'intelligence des plantes ? Cela semble un oxymore. Comme les plantes sont dépourvues de système nerveux central, nous avons tendance à les considérer comme simples. Pourtant, la flore a démontré sa capacité à compter, apprendre, communiquer, s'adapter aux signaux environnementaux, effectuer des opérations arithmétiques, se camoufler en imitant ses voisins, former de vastes réseaux fongiques et même faire preuve de mémoire. Non seulement les plantes remettent en question nos préjugés sur l'intelligence, mais elles pourraient aussi servir de modèles pour les futures avancées médicales, les technologies industrielles et l'exploration spatiale. (listverse)
Arithmétique des plantes
La dionée attrape-mouches compte et se souvient
La dionée attrape-mouches compte. Jusqu'à cinq, en fait. Touchez deux poils en 20 secondes et le piège se ferme. Touchez cinq, et la digestion commence.
La Dionaea muscipula est devenue carnivore pour s'adapter aux sols pauvres. Les mouches et les fourmis offrent un repas attrayant, mais les attraper et les décomposer est caloriquement coûteux. La plante compte pour économiser de l'énergie. Elle devait trouver comment faire la différence entre un stimulus non lié à une proie – comme des gouttes de pluie ou des débris – et un morceau digne de la synthèse d'acide jasmonique.
Les couleurs vives et le nectar sucré attirent les proies vers la surface interne des feuilles piégées. Chaque contact développe un potentiel d'action avec une onde calcique. Si une seconde onde apparaît avant que le potentiel d'action ne revienne à sa valeur initiale, le piège se ferme en un dixième de seconde, enfermant la proie rapide. Les chercheurs qualifient cette horloge biologique de mémoire à court terme.
Certaines attrape-mouches mutantes naissent sans la capacité de compter. Des chercheurs ont découvert que l'administration d'acide jasmonique exogène, l'hormone végétale qui active les voies digestives, peut restaurer la réponse digestive.
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